21.11.2009

Mestre Guara

19.11.2009

Bahia de todos os santos

03.11.2009

Stage capoeira

affiche2009 3 blog.JPG
Le tarif est de 35 euros pour le stage complet
et de 20 euros la journée
hébergement possible,contatez nous angolacapoeira@hotmail.fr

15.10.2009

Movimento novo

14.10.2009

Copacabana,Rio de Janeiro

Funky GrOOve Party

Affiche Funky Groove A3.JPG
Accès Gratuit !!! Places Limitées
Incrivez vous par @ sur la Liste  angolacapoeira@hotmail.fr
en début de Soirée il est possible de manger un Plat Brésilien (5euros)
la réservation est fortement conseillée!!!!

Partager

Horaires des Cours de Capoeira

BLOG horaires.JPG

25.09.2009

Zéro déforestation !!!!

24.09.2009

Mestre Cobra Mansa e Mestre Patinho

27.08.2009

c'est quoi la Capoeira Angola?

La Capoeira Angola est un art martial particulier, dans ce sens que l’aspect artistique, culturel a une importance égale à l’aspect martial. leur savoir faire a été importée par les esclaves d’origine africaine, plus précisément d’origine bantoue, au fil des siècles de leur présence au Brésil. Elle est donc enracinée la culture afro-brésilienne. Elle en porte en elle des caractères, au même titre, entre autres, que la Samba, le Candomblé (qui est originaire du golfe de Guinée).

L’esclavage fut aboli au Brésil en 1888. Dès lors, une partie des pratiquants de la Capoeira utilisèrent leurs techniques, coups de tête, balayages, maniements du couteau, à des fins criminelles (vols, assassinats commandités…). Ceci eut pour conséquence la prohibition de la Capoeira. Une autre raison de la prohibition fut peut-être la volonté d’éliminer un aspect de la culture d’origine africaine au Brésil. La musique fut alors introduite dans la Capoeira, particulièrement le berimbau (arc musical à une corde, également d’origine africaine). Ainsi, à tout moment, un combat de Capoeira pouvait se transformer en une danse rythmée par les instruments, ce qui permettait d’échapper à la condamnation en cas de passage de la police.

L’évolution fut dans le sens d’une dissimulation de l’agressivité et de la dangerosité, tout en restant fidèle aux caractéristiques. L’aboutissement fut un combat déguisé en jeu où prédominent la dextérité et la ruse plutôt que la force brute. Un exemple de l’influence de l’Histoire sur la Capoeira est que c’est un combat où l’on n’agrippe pas l’adversaire, afin de pouvoir instantanément transformer le combat en danse. Dans les années 1930, deux courants se sont distingués. Du fait de la levée de la prohibition de la Capoeira, celle-ci commença à être pratiquée dans des clubs sportifs, plutôt que dans la rue, les champs ou la forêt.

Là, certains pratiquants y ajoutèrent des coups provenant d’arts martiaux asiatiques. Ainsi naquit la Lutte Régionale de Bahia, état où elle fut développée par Mestre (Maître) Bimba, soutenu par le gouvernement. La dénaturation de la Capoeira ancienne fut si profonde que le nom même de Capoeira fut (temporairement) abandonné. Encore un indice de la volonté d’éliminer les traces de la culture d’origine africaine au Brésil ? Par opposition, des pratiquants attachés à la conservation de leur art traditionnel, emmenés par Mestre Pastinha, ont adjoint le suffixe Angola à Capoeira, pour en souligner l’origine culturelle africaine.

Mestre Pastinha, un grand représentant de cette culture, affronta beaucoup d’adversité, par exemple quand sa salle de cours fut réquisitionnée. De même, à son décès, l’on put lire dans les journaux que la Capoeira Angola mourut avec Pastinha, ce qui fut immédiatement contredit par ses élèves, qui furent nombreux. Parmi eux, Mestre João Grande, qui à son tour eut pour élève Mestre Moraes, qui fut le maître de Mestre Braga.

L’évolution de ces deux courants a conduit d’une part à la Capoeira Regional, largement connue aujourd’hui, caractérisée par de nombreuses acrobaties et des pratiquants impressionnants par leur masse musculaire, et d’autre part à la Capoeira Angola, plus traditionnelle et moins répandue, caractérisée plutôt par la ruse et la dextérité, et surtout, pas une gymnastique, mais une culture.